Les Cahiers de l’Indépendance n° 6

Mondialisation, suite et fin


Dossier : Redonner à la France une politique étrangère


 – « Une diplomatie normalisée », par Jean-Paul Bled (p. 15)

– « Table ronde : Le nœud géorgien », avec Pierre-Marie Gallois, Jacques Sapir, Hervé Coutau-Bégarie, Paul-Marie Coûteaux (p. 17)

– « Guerre en Géorgie : qui a piégé qui ? », par Jacques Sapir (p. 21)

– « Bernard-Henri Lévy pris en flagrant délit de mensonge », par Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay (p. 32)

– « La France et l’OTAN », par Pierre Tarnac (p. 35)

– « Éléments de réflexion sur la politique de défense de la France », par Hervé Coutau-Bégarie (p. 39)

– « La politique africaine de Nicolas Sarkozy », par Charles Zorgbibe (p. 41)

– « Quel rôle joue la France en Afghanistan ? », par Alain Corvez (p. 45)

– « Morts pour la France », par Jean de France (p. 47)

 – « L’Union pour la Méditerranée : oui, mais… », par Edmond Jouve (p. 47)

 – « La présidence française de l’Union européenne », par Patrick Louis (p. 49)

 – « Les coûts indirects de l’Europe », par Christophe Beaudouin (p. 52)

 – « La France et la Chine », par Xavier Walter (p. 58)

 – « Les stratégies secrètes des dirigeants américains », par Jean-Claude Charra (p. 63)

 – « La « quasi-reine du Canada » de passage en France », par Louis Dupont (p. 65)


« Contre la vision dominante qui sépare le « bon » Soljenitsyne, dénonciateur du goulag, du Soljenitsyne discutable sinon mauvais, incapable de dépasser son nationalisme russe pour « s’ouvrir à l’universel », il faut proclamer l’égale grandeur du « Soljenitsyne premier » et du Soljenitsyne tardif et l’égale valeur de sa double dénonciation. C’est le même réalisme, le même refus du mensonge qui a guidé ses chefs d’œuvre sur le goulag, son discours de Harvard et ses plaidoyers pour la nouvelle Russie. »

Hervé Coutau-Bégarie, « La leçon de Soljenitsyne », p. 4


 « Toute politique s’ordonne autour d’un principe qui l’inspire et la nourrit. La diplomatie du général de Gaulle était commandée par la volonté que la France aux mains libres gardât la maîtrise de ses choix. Ce principe avait conduit à l’acte central de la décennie gaullienne qu’avait été la décision de sortir de l’OTAN. »

Jean-Paul Bled, « Une diplomatie normalisée », p. 15


« Le temps était-il venu de penser l’Afrique autrement ? Encore ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy se prononce, le 19 mai 2006, au palais des Congrès de Cotonou, pour une relation franco-africaine épurée de toute connivence entre les pouvoirs respectifs… et peut-être aussi de toute chaleur. La « Françafrique » avait un côté fusionnel sous Giscard, Mitterrand et Chirac. En revanche, Balladur, dont Sarkozy reste un fidèle, portait un regard droit sur les relations avec l’Afrique subsaharienne ; il était l’homme de la dévaluation du franc CFA. »

Charles Zorgbibe, « La politique africaine de Nicolas Sarkozy », p. 41


« Je voudrais rappeler les quatre grands principes sur lesquels s’appuyaient déjà les premiers Capétiens : patience, sobriété, prudence et rigueur. La patience, c’est « donner du temps au temps », ou plutôt donner sa chance au temps. La sobriété, c’est laisser l’arbre pousser tout droit pour lui permettre ensuite de mieux s’épanouir. La prudence, c’est, comme pour les offensives militaires, ne s’engager qu’à coup sûr, toutes hypothèses pesées. Enfin, et c’est le point le plus important, la rigueur doit être le souci constant de ceux qui conçoivent la politique à mener comme de ceux qui l’exécutent. »

Jean de France, duc de Vendôme, « Morts pour la France », p. 47


 « Bien entendu, une certaine Union de la Méditerranée se fera mais il y a tout lieu de craindre que, une fois encore, un grand dessein devienne, d’une façon ou d’une autre, une coquille à moitié vide. »

Edmond Jouve, « L’Union pour la Méditerranée : oui, mais… », p. 47


« L’occasion se présentait de remettre d’aplomb l’UE de Bruxelles pour proposer une Europe plus proche des citoyens, reconnaissant notamment la supériorité des constitutions nationales sur le droit européen, la possibilité d’opérer des coopérations à géométrie variable, c’est-à-dire un droit de non-participation à telle ou telle politique et la création d’un statut de partenariat privilégié avec les pays limitrophes tels que la Russie, l’Ukraine et bien sûr la Turquie. »

Patrick Louis, « La présidence française de l’Union européenne », p. 49


« La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d’ici 2013 un solde « européen » déficitaire de près de 7 milliards d’euros par an. S’y ajoutent d’autres dépenses budgétaires directes, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les « refus d’apurement » et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l’UE (190 millions). Ainsi, le coût global comptable de l’intégration européenne pour la France atteint 50 à 65 milliards d’euros par an pour la France. »

Christophe Beaudouin, « Les coûts indirects de l’Europe », p. 52


« Les critiques adressées par Nicolas Sarkozy au fonctionnement du machin sont certes pertinentes, mais alors pourquoi avoir signé un maudit traité qu’on n’a certainement pas lu, puisqu’il contient toutes les ficelles permettant à la bureaucratie bruxelloise et à l’arrogance allemande de manipuler le système dans le sens que nous dénonçons ? »

Philippe de Saint Robert, « La Revue fantastique », p. 68


« L’Europe de l’armement, au lieu de réunir les moyens de la reconquête a contribué à l’affaiblissement des pays européens producteurs et fait le lit des matériels conçus et mis au point outre-Atlantique, si bien que même le marché européen a échappé aux « européens ». Dans ce domaine il n’y a pas « complémentarité entre l’OTAN et l’Union » ainsi que le souhaite le Président, mais dépendance de la seconde vis-à-vis de la première. »

Général Pierre-Marie Gallois, « Chronique du trimestre », p. 88


 « Ce qui fait défaut, c’est une vision qui s’attaque aux discriminations structurelles. Mais pour se faire, encore faut-il avoir une stratégie de cohésion collective qui concerne la totalité du champ des inégalités, où citoyens de toutes conditions et de toutes origines sans discrimination sont l’objet d’une grande et solide politique d’intégration sociale. Une politique pour le pays, en somme. »

Sami Naïr, « Civilisation et migrations », p. 126

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